Marché central de Moundou

Un incendie a ravagé une partie

La soirée du jeudi 13 avril n’a pas été tendre avec les commerçants de la ville de Moundou. Un incendie d’origine inconnu a plongé les commerçants dans la merdre n’eut été l’intervention de la Cotontchad et les riverains, tout le marché se transformerait en cendres.

Oscar Djinan & Steven Ngarhokarial, Moundou

Une nouvelle à l’allure d’une blague d’un  poison d’avril a mis les commerçants dans l’amertume. A peine quitté le marché à 18h, certains ont emprunté les routes des maquis, d’autres des mosquées, d’autres encore des maisons. Subitement une alerte a secoué la ville de l’incendie du marché central. Les détenteurs des boutiques dudit marché se sont mis à courir dans tous les sens dans le but de combattre avec le feu. C’est à l’aide de l’eau et de sables que la situation a pu être maîtrisée. Un incendie dont la source demeure jusque-là complexe. L’on admet à l’origine, un court-circuit électrique. A regarder de près les installations, on se rend à l’évidence des branchements anarchiques des câbles électriques. Cependant, une grande partie d’articles est consumée, et les grands perdants dans cet incendie, ne sont autres que les vendeurs des habits périphéries communément appelés «Ndjangla ou gondja ».

Contrairement à ce qui s’est passé au marché de Sarh, à Moundou,  l’incendie a débuté à  18h. Et comme le service des sapeurs pompiers n’existe quasiment pas dans les régions, le feu a causé des dégâts énormes. Bien évidement qu’au moment où nous mettons sous presse, les dégâts ne sont pas encore évalués. Toutefois, 19 boutiques sont parties en fumée, nous confie le délégué du marché central Adoum Mahamat. Les commerçants dans un travail  titanesque on fait face à ce drame. La Cotontchad a été à la rescousse des commerçants, et le maire de la ville Laoukein Médard sensible a la montée en puissance du feu, a contribué avec une douzaine de bouteilles de gaz d’extincteur. Sur le terrain, la foultitude s’en revient difficilement. Par émotion, une dizaine de commerçants ont visité les pavillons des urgences, et trois sont légèrement blessés avant que l’hémorragie ne soit arrêtée.

 Il faut indiquer que la plupart des marchés à Moundou, malgré la réglementation de la commune, les commerçants en font à leur tête en obstruant les allés. Et quand, il est question d’intervenir pour épargner le pire, plusieurs obstacles se dressent et surtout quand l’incendie se déclenche au milieu du marché comme c’était le cas au marché central. Les dégâts ne feront qu’alourdir. Il est impératif pour les délégués des marchés de sensibiliser les commerçants sur l’utilité des ouvertures laissées par les communes afin d’intervenir en cas de besoin dans la fluidité. C’est pour autant dire, que l’on ne doit pas exclure la responsabilité de l’Etat à donner des moyens conséquents aux communes d’intervenir en cas d’incendie, qui est considéré comme un drame naturel. Une bonne politique aurait voulu que des grands centres urbains doivent au moins détenir un service minimum  de sapeur pompier pour secourir les sinistres. Gouverner c’est prévenir, donc il faut chercher à agir en amont que d’agir en médecin après la mort. Un adage populaire dit « apprend l’enfant à pêcher que de lui donner de poisson à manger tous les jours. » L’histoire du pays doit nous inciter à poser plus d’actions. Hier, c’était le marché de Sarh et Mao et aujourd’hui, le marché de Moundou. A qui le tour demain ?  L’argent qu’on apporte pour aider les sinistrés, pourrait bien permettre à doter les régions d’un service des sapeurs pompiers.

 

 Le gouverneur de la région du Logone occidental, Mahamat Béchir Chérif Daoussa qui a assisté impuissant face au calvaire des commerçants, doit apprendre quelque chose au lieu de refuser de saisir la vérité comme il en a l’habitude.  Pour cette fois ci, il  reconnait quand même, que les temps sont durs et que cet incendie vient augmenter le chemin de croix des commerçants pendant cette période de pâques.