Semaine africaine de la vaccination (SAV)

N’Djaména à l’honneur

Dans l’optique de barrer la route aux maladies cibles du programme élargie de vaccination, la Première dame Hinda Déby, le ministre de la Santé publique Mme Ngarmbatna Carmelle Sou IV ainsi que les partenaires à savoir l’Oms, Unicef, la commission de l’Union africaine  ont donné le ton ce 22 avril 2017 au palais du 15 janvier pour célébrer la semaine africaine de la vaccination du 24 au 30 avril.

Djasrabé Ndingamndôh

« Les vaccins nous protègent, faites-vous vacciner », c’est à travers ce thème qui se veut une invitation aux couches concernées que les acteurs de la santé ont rappelé l’importance d’une vaccination tout au long de la vie de l’être humain quelque soit son âge ou son sexe. L’on indique cette année que la célébration se coïncide avec la mise en œuvre par les 47 pays membres de l’organisation mondiale de la santé (Oms), de la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite pour tous les enfants âgé de 0 à 5 ans combinée aux suppléments en vitamine A et au déparasitage du Mebendazole ainsi que de la déclaration  d’Addis-Abeba sur la vaccination. Ce qui matérialise l’engagement pris par les autorités, la société civile et les médias à travailler de concert pour atteindre l’objectif global de la vaccination.

Selon la Première dame Hinda Déby, marraine de la semaine africaine de la vaccination, il faut faire de la priorité la vaccination en Afrique et particulièrement au Tchad. « Au Tchad, nous avons vu la réalisation de progrès majeurs en terme de vaccination. Mais seulement, 25% des enfants Tchadiens sont complètement vaccinés aujourd’hui. Nous devons redoubler nos efforts pour que tous nos enfants soient vaccinés et maintenus en bonne santé », a-t-elle martelé. Pour le ministre de la Santé publique, Mme Ngarmbatna Odjimbeye Carmel Sou IV, la vaccination est l’un des moyens les plus efficaces et rentable pour protéger la vie et l’avenir des enfants, évitant entre 2 à 3 millions de décès chaque année. Face à la presse, elle déplore certaines attitudes des parents qui, jusque-là, demeurent austère à certains vaccins. « Cela fait partie de notre rôle en tant que dirigeants de s’assurer que nous touchons chaque enfant avec les vaccins qui vont les protéger contre les maladies.  Il est regrettable de constater que certains parents pour des raisons qu’on ignore jusque-là, refusent que leurs enfants soient vaccinés. Alors qu’entretemps, c’étaient les parents qui amenaient leurs progénitures recevoir des vaccins mais de nos jours les agents vaccinateurs passent dans tous les ménages. Facilitez-leur la tâche », a plaidé Mme Ngarmbatna Sou IV. Dr Jean-Bosco Ndihokubwayo, représentant de l’Oms au Tchad, lui a rappelé que : « C’est l’un des meilleurs investissements que les pays peuvent faire pour la santé de leur population et leur futur. Au-delà des fins de santé, les vaccins préviennent les coûts médicaux et réduisent le temps de transport des enfants malades. Ces économies peuvent améliorer l’éducation, la croissance économique et réduire la pauvreté ». « Aujourd’hui, en Afrique subsaharienne, 1 enfant sur 5 ne reçoit pas les vaccins dont il a besoin même si ces vaccins sont disponibles dans le pays. Nous devons renforcer l’équité et offrir à chaque enfant une chance de survie », encourage le représentant de l’Unicef au Tchad, Phillipe Barragne-Bigot.

 

Si des interrogations s’articulent autour du choix du Tchad pour le lancement de ladite campagne, Dr Margaret Agama-Anyetei, chef de la division santé, nutrition et population à la commission de l’Union africaine éclaire que, le Tchad à travers ses prestations en faveur de l’Union africaine et du continent s’est démarqué des autres Etats. Et que plusieurs progrès dans le continent sont enregistrés pour le compte du Tchad.