Rentrée politique du Mps

Zène Bada veut surmonter la crise

Le conseil communal pour la ville de N’Djaména du Mouvement patriotique du salut (Mps) a organisé sa rentrée politique le 29 octobre dernier, au Palais du 15 janvier. La crise économique et financière qui frappe le pays de plein fouet était le principal message du Secrétaire général national du Mps, Mahamat Zène Bada.

Malachie D. Mbaïraga

La rentrée politique du Mouvement Patriotique Salut est axée essentiellement sur les 16 mesures du gouvernement. Selon le Secrétaire général du Mps, Mahamat Zène Bada, cette rentrée politique marque la reprise des activités après un temps de repos suite à l'élection présidentielle du 10 avril 2016. Pour ce faire, il déclare que son équipe doit soutenir les actions du président de la République, Idriss Déby Itno.  « Qui ne savait pas qu'on était en crise? Qui ne savait pas que le pays allait mal? Nous avons tenu un séminaire gouvernemental sous le règne de M. Kalzeubé ici au Palais du 15 janvier. Il y avait les chefs des partis politiques, les syndicats, le patronat, l'ensemble de la classe dirigeante du pays. Il était question de réunir l'ensemble de nos dépenses parce que le pays va mal. Nous le savions déjà », a rappelé Mahamat Zène Bada. Il a mentionné dans son intervention que le Mps soutient les actions du chef de l'Etat, notamment, les 16 mesures dites d'urgence, prises par le gouvernement pour juguler la crise financière et économique qui secoue le pays. « Oui, la crise est là, mais nous allons la surmonter », peut-on lire sur l'une des banderoles confectionnées pour la circonstance. 

 

Le Secrétaire général du Mps, Mahamat Zène Bada a indiqué qu'au sortir de cette cérémonie qui marque la relance des activités pour l’année 2016-2017 du Mps, les différents organes de base vont mener une vaste campagne de sensibilisation, afin que les populations adhèrent aux actions du chef de l'Etat, Idriss Déby Itno. 

Moussa Faki Mahamat

Bien moulé dans la diplomatie{jcomments on}

Le ministre Tchadien des Affaires Etrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, M. Moussa Faki Mahamat est candidat au poste de président de la commission de l’Union africaine. Face aux autres candidats, Moussa Faki dispose d’un gabarit à la trame.

Malachie D. Mbaïraga

Haut cadre de l’Administration tchadienne, Monsieur Moussa Faki Mahamat n’est point dans une aventure quelconque en portant sa candidature au poste de président de la Commission de l’Union africaine. Depuis plus de 10 ans, l’homme est la plate-tournante de la diplomatie tchadienne. Et c’est bien évidemment, en ayant bien appliqué ses cours de sciences politiques, de diplomatie  et des relations internationales que Moussa a pu hisser le Tchad sur les hautes tribunes internationales. La place qu’occupe le Tchad au Conseil de sécurité des nations unies, à l’Onu, dans les grandes institutions panafricaines découle de son sérieux dans sa conviction de faire un monde où il y fera bon vivre. Durant les 30 dernières années, ce fils du grand BET (Borkou Ennedi Tibesti) a occupé de très hautes fonctions dans notre pays.

De 2008 à ce jour, Monsieur Moussa Faki Mahamat occupe le poste de ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale. Il a, à ce titre conduit un grand nombre de dossiers. C’est retenir entre autres, l’accession du Tchad à la présidence tournante de l’Union africaine pour l’année 2016 faisant de lui le président du Conseil exécutif de l’Union pour la même période, la mise en place de la Force Mixte multinationale (FMM) de lutte contre Boko Haram dans le Bassin du Lac-Tchad et son opérationnalisation. Sous son impulsion, la FMM a obtenu un mandat de l’Union africaine et une déclaration présidentielle du Conseil de Sécurité des Nations unies ; président du Conseil des ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC). Moussa Faki Mahamat a participé aux négociations et la signature de l’Accord de Libreville sur la République Centrafricaine (RCA) ; représentant du Tchad dans les pourparlers inter maliens sous l’égide de l’Algérie ayant abouti à l’Accord d’Alger pour la paix au Mali. Négociateur de l’Accord de Doha pour la paix aux Darfour depuis 2009 et membre de son comité de suivi cependant, de février 2007 à avril 2008, il fut président du Conseil Economique, Social et Culturel. Il a travaillé à la restructuration de l’institution et a permis d’élaborer et faire adopter dans un temps relativement cours, les textes règlementant le fonctionnement dudit Conseil. De Juin 2003 à février 2005, Premier ministre, chef du gouvernement. A ce niveau, il a conçu et mis en place la politique du gouvernement à travers un programme très ambitieux qui a permis au Tchad de renouer avec la stabilité socio-économique et politique.  De 2002 à 2003, il fut ministre des Travaux publics et des Transports par contre, de 1999 à 2002, il a été promu au poste de Directeur du cabinet civil du président de la République. A ce titre, il a été le plus proche collaborateur du chef de l’Etat et a ainsi participé à ses côtés aux prises des décisions stratégiques au plan national et international. De 1992 à 1997, il a assumé des fonctions comme Rapporteur Général de la Commission électorale nationale indépendante, Directeur général de la Société sucrière du Tchad, Directeur général du ministère du Plan et de la Coopération, Directeur général du ministère des Postes et des Télécommunications, Rapporteur du Comité technique institutionnel chargé de la rédaction des projets de Constitution, de la Loi électorale et de la Charte des partis politiques. Juriste de formation, il a été chargé de cours et des travaux dirigés à la Faculté de Droit, Sciences juridiques et de gestion de l’Université de N’Djamena et à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de l’Université de Marien Ngouabi de Brazzaville au Congo. Il a été membre de l’équipe de négociation du projet pétrole pipe-line Tchad-Cameroun. Et c’est évidemment, qu’en sa qualité d’enseignant-chercheur qu’il a publié un ouvrage intitulé « Les menaces à la paix et à la sécurité internationale : le terrorisme et la criminalité transfrontalière ».  

Titulaire d’un DESS en Droit public (Université Marien Ngouabi de Brazzaville au Congo), précédé d’une Licence en Droit public, obtenue avec la mention très Bien, Moussa Faki Mahamat est inscrit en thèse de Droit public à l’Université de Paris 13. Polyglotte de son état Moussa Faki Mahamat, maîtrise parfaitement le français, l’arabe et l’anglais. La longue expérience de M. Moussa Faki Mahamat, résultant de l’exercice et de la gestion des affaires tant au niveau national qu’international, l’a convaincu que les rêves que l’on peut légitimement nourrir pour le continent africain et pour ses peuples demeureront des chimères tant que la paix, la stabilité et la sécurité n’auront pas définitivement prévalu. Au vu de la trempe aussi bien coriace que possible l’ambassadeur tchadien à cette élection, le Commandeur de l’Ordre National du Tchad et Officier de l’Ordre Civique du Tchad Moussa Faki Mahamat s’en va comme l’un des favoris.

L’association un cœur, un rythme et une vie (Acrv)

L’ACRV au secours des malades cardiaques démunies

Une avancée majeure s’opère gratuitement au Tchad par un groupe de médecins cardiologues via l’Acrv. Les personnes vulnérables des maladies cardio-vasculaires ont bénéficié du 26 au 28 octobre dernier des traitements à l’hôpital de la Renaissance et à l’hôpital général de Référence nationale.

Djasrabé Ndingamndôh

Le cœur fonctionne comme un moteur d’une voiture avec deux spécificités majeur à savoir : le circuit électrique et la mécanique qui propulse le sang à travers l’organisme mais à part le cœur et le circuit électrique qui précède le cœur.  Lorsque  le cœur n’arrive pas à battre en rythme normal, il est incapable d’assurer la circulation du sang dans l’organisme, cause principale de la maladie appelée  blocs sino-auriculaires ou blocs auriculo-ventriculaires.  Ces maladies fusent-elles se manifestent soit par des pertes de connaissances à répétition soit par un épisode unique de perte de connaissance au rare des cas par aucune manifestation. Le battement de cœur d’un homme normal oscille entre 70 à 60 battements par minute.  Dès lors que le cœur bat en deçà de la moyenne, il y a problème. Le traitement s’opère en confectionnant une poche sous la poche pour loger le boitier et passer la sonde dans une veine jusqu’au cœur afin d’insérer le bout de la sonde dans le cœur. Convenu que ces malades Tchadiens n’arrivent pas à se soigner faute de moyens ainsi que d’éviter la mort subite à ces derniers,   les membres de cette  l’Acrv résidents en France ont initié des collectes des matérielles et levé des fonds auprès des bonnes volontés pour venir en rescousse à leurs concitoyens.  Ce faisant, l’association a réussi en décembre 2015 avec l’équipe  médicale de l’hôpital de la Renaissance de N’Djamena a réalisé l’opération de pose du premier pacemaker (piles) à des patients Tchadiens. A cet effet, une seconde mission séjourne du 26 au 28 octobre  afin de mener des consultations et des opérations en cardiologie à l’hôpital de la Renaissance de N’Djamena et à l’hôpital général de référence nationale. « Toutes ces opérations et contrôles sont gratuits. Ça fait un plaisir de préserver la vie à son compatriote même si c’est pour quelques années» affirme Dr Thibkéré Doudering, cardiologue rythmologue. Conviendrait-il de le rappeler que le pacemaker est un stimulateur cardiaque sinon un petit appareil constitué de deux parties : le boitier (pile)  et une tige qui se connecte au cœur (sonde). Et ce, il délivre des impulsions électriques qui font battre le cœur. Cet appareil (le pacemaker) coute environ 1.000.000FCFA. « Il est inconcevable que sur cette terre, les gens meurent de suite de maladies de cœur malgré les avancées scientifiques et technologiques », regrette Dr Dominique Odjinkem, cardiologue. La première implantation ainsi que le changement de pile se font sur anesthésie locale. Pas de doute pour ceux qui portent ces appareils « N’ayez pas de crainte, cet appareil à une durée de vie de 8 à 10 ans et par des suivis médicaux réguliers » confie Dr Allawaye Lucien, médecin cardiologue à l’hôpital général de référence nationale. Boyto Jean qui dépend à 99% de la pile  depuis un an se dit être en bonne forme. « Depuis qu’on m’a implanté cette pile, je ne tombe plus en syncope. D’ailleurs je n’ai pas encore eu de perturbations au niveau du cœur comme par le passé», s’exclame-t-il. Outre ces actions humanitaires, l’Acrv a offert gratuitement  deux appareils de surveillance à l’hôpital général de référence nationale donnant ainsi la possibilité de surveiller ces patients. L’on note jusqu'à nos jours que pour une population de plus 12 millions d’habitants, il n’y a que six cardiologues qui exercent sur le territoire national. C’est en sus de cela que l’Acrv n’entend pas s’arrêter là, mais envisage former d’autres médecins Tchadiens afin d’augmenter le nombre des cardiologues. Bien que piètre,  c’est un geste salvateur qui donne l’espoir à la vie.