Culture

Le DARI D'OR 2016 est pour Ray's Kim EDM le Bunda Boy

 

Audit de gestion du 4ème mandat annoncé{jcomments on}

 

Pourront-ils échapper ? 

Convenu que le développement du monde rural est une nécessité impérieuse, Idriss Deby Itno en a fait son leitmotiv pour le 4ème quinquennat qui tire à sa fin. Mais 5 ans d’écoulés, le navire a tangué et le raïs s’est rendu à l’évidence, tardivement ? Et si audit de gestion devait avoir lieu,  il faut penser dès à présent à faire l’extension de la prison d’Amsinéné. Car, la chapelle de la kleptomanie, a beaucoup d’adeptes. En voici quelques-uns.  

 

Armel Allarambaye & Murrow Issa Changengar

Un audit sera opéré pour débusquer les gourous qui pompeusement,  ont foulé au sol le crédo du chef de l’Etat qui consiste à consacrer son 4ème mandat au développement du monde rural. « Pour démarrer le nouveau quinquennat, le premier acte que nous prenons, c’est de faire un audit de la gestion du Tchad pendant les cinq dernières années secteur par secteur, ministère par ministère, société par société, direction par direction », c’est ce que l’on peut retenir en substance du discours du président de la République, lors du lancement de la campagne agricole 2016-2017 à Goz-Béida, le 17 mai dernier. A dire vrai, le boss a tiré un ballon d’essai qui ressemble simplement à une bombe à retardement. Car, bizarre que cela puisse paraître, il a fallu 5 ans avant que ses yeux ne s’ouvrent sur ce dossier qui a pourri depuis quelques années. La situation de la crise alimentaire a été tant décriée, idem pour la gestion de certains responsables des institutions œuvrant pour le développement du monde rural. L’alerte a été engagée, il y a quelques années, quand nos confrères de l’hebdomadaire L’Union, dans un dossier de la rédaction a réalisé, évoquaient que le bilan à mi-parcours de ce quinquennat dédié au monde rural est un fiasco cuisant. Et qu’il fallait revoir les choses et de ci-tôt pour ne pas que cela soit trop tard. Tellement le temps court et que pour la dernière année, les yeux seront plus focalisés sur la tenue des consultations électorales. La leçon est entrée dans les oreilles des sourds jusqu’au point de voir la situation se pourrir, le mal devenir sclérose avant de faire sonner le glas. Ça ne sera que peine perdue.

S’il faut voir dans le fond de la logique de la chose, regardons dans la loupe la Société d’assemblage des matériaux agricoles et de tracteurs (SIMATRAC). Cette société avait pour principale mission dans le crédo du chef de l’Etat, de mettre à la disposition des cultivateurs des tracteurs en quantité suffisante et à un coût raisonnable. Ce, pour faciliter les labours et ainsi booster la production céréalière. Mais dans les faits, la boulimie argentivore a pris le dessus. La location d’un tracteur valait 10.000 Fcfa pour un hectare de champ. Ce qui d’ailleurs a été considéré comme très exorbitant vu la situation financière des agriculteurs. Regardant aussi clair la gestion au niveau de la SIMATRAC, le rapport de la mission de contrôle de la défunte opération Cobra a révélé l’engloutissement des milliards de nos francs injectés pour l’accomplissement de sa mission. Les auteurs bien connus n’ont jamais été inquiété.

Convient-il aussi de marteler que le Projet d’appui au développement local (Proadel) n’est aussi rien que sa coquille. Les enquêteurs de Cobra ont démontré point par point qu’il y a eu détournement dans cette boîte sous l’ancien coordonateur Nateguingar Franco. Même si celui-ci a été déboulonné de son fauteuil, les recommandations exigeaient sa mise aux arrêts ainsi que ceux qui sont impliqués dans cette gabegie. Que nenni !

Action sociale  

Focaliser ses actions dans la promotion du monde rural prend bien évidemment en compte le social et la question de l’autonomisation de la femme. Dans le social, point besoin de mentionner que les biens et des vivres ont été réceptionnés pour le profit des couches vulnérables. Le malencontreux constat est que pour tout et rien, leur gestion a été plus qu’opaque sous Mme Baiwong Djibergui Amane Rosine. Le dossier n’étant plus un secret de polichinelle, la représentation nationale a été saisie pour étudier sa mise en cause. Au finish, contre toute attente, tellement même un aveugle peut se rendre à l’évidence de la véracité des faits à elle reprochés, la politique a pris le dessus et le dossier est passé sous coulisses.

La femme rurale est la plus démunie de toutes ses sœurs. C’est en vertu de cela que la dynamique devant conduire à résorber un temps soit peu sa peine que le thème autonomisation de la femme a été choisi pour les éditions de la Semaine nationale de la femme tchadienne(Senafet), les années passées. Que n’a pas lorgné Fatimé Issa Ramadane, elle qui était aux commandes de ce département ministériel. Elle avait confondus les fonds alloués pour cette manifestation à ses fonds de poche. Grave erreur d’une commise de l’Etat, Cobra était clair : il faut sa mise en accusation. La fameuse Assemblée nationale, véritable caisse d’enregistrement n’a pu faire son job : Dossier classé. Dans une telle condition de gestion des institutions de l’Etat, aucun espoir n’est permis quand l’on parle de sale gifle à administrer aux bradeurs de la République.

Onasa et Pnsa pour quel résultat 

Aussi, dans cette logique de permettre l’autosuffisance alimentaire le Programme national de sécurité alimentaire (Pnsa) et l’Office national de sécurité alimentaire (Onasa) devaient avoir une place prépondérante dans la mise en musique des actions. Des milliards de nos Francs ont été injectés dans ces institutions. Un budget de 103 milliards de FCFA est alloué pour la réalisation des activités du PNSA au bout de 10 ans avec de possibilité de rallonge, de la part de l’Etat et des bailleurs de fonds notamment la Fao, la Banque mondiale. Malgré les fonds à lui octroyés, les rendements sont en déça de l’attente. L’on se souvient du rattachement du Pnsa à la présidence pour faute de résultats et de gestion orthodoxe. Le mal est à coller à l’ancien coordonateur ou à Armand Djegoltar, et au directeur administratif et financier. Pour le Tchad, les défis restent majeurs pour atteindre la situation de sécurité alimentaire dans son concept défini par le Sommet Mondial de l’Alimentation de 1996. Dans la globalité, il faut aussi reconnaître que les périmètres irrigués qui devaient être aménagés ne répondent pas aux aspirations attendues. Sauf celui de Boumou dans la Tandjilé tient encore la route mais lamentablement. Quant aux casiers A et B de Bongor, n’en parlons pas. Du reste au sujet de l’Onasa, la question de la gestion des stocks pose problème avec acuité. Des informations qui filtrent dans cette maison renseigne que ce sont plus les commerçants qui sont les plus visés au détriment des pauvres ruraux qui devaient être les ayant-droits. Ce qui fait que la baisse du coup des denrées alimentaires n’est pas du tout ressentie. Conséquence, l’insécurité alimentaire vit en maître dans le pays. Cette gestion calamiteuse à laquelle s’illustre le Directeur général Hassane Kadre et ses contrebandiers, n’a permis en rien de jouer la carte du chef de l’Etat.

Fonaj, Fonap, pour quelle jeunesse

« Je rêve d’une jeunesse qui ose et qui a de l’audace », se targuait Deby le 8 août 2011. La création du Fonds national d’appui à la jeunesse (Fonaj) et le Fonds national pour la promotion de l’emploi (FONAP) est une initiative pour permettre l’auto-emploi chez les jeunes. Ainsi, 2 Milliards FCFA devaient être versés à chaque région. Ce à l’effet de sensibiliser, encadrer et former les jeunes dans les techniques d’élaboration des projets pour d’éventuels financement afin qu’ils se prennent en charge. Mais les différents responsables à la tête de ces institutions ont preferé leurs panses au bonheur de la jeunesse. En clair, l’argent injecté par le gouvernement pour la promotion de l’auto-emploi n’a servi à faire grand-chose. Et Deby, prenant à témoin le peuple tchadien pour procéder à un audit conséquent de toutes les institutions impliquées dans la mise en œuvre de la politique de développement du monde rural se leurre. Car, rien de concret ne se pointe à l’horizon. Et les Tchadiens en savent bien.

La miss Tchad lance son projet{jcomments on}

Trois mois après sa consécration comme la plus belle fille Tchadienne, Mlle  Léloum Sylviane a lancé officiellement ses activités sociales lors d’un déjeuner de presse le 19 mars 2016 à l’hôtel Novotel, en présence de son partenaire Airtel Tchad.

« Zéro mariage des enfants », c’est l’objectif visé par la miss Tchad. Dans la présentation de son projet, Mlle Leloum Sylviane a fait comprendre qu’une étude menée dans 41 pays du monde révèle que le Tchad occupe  le 28ème rang par rapport au mariage des enfants. Raison pour laquelle, elle avait formulé son projet de combattre ce qu’il convient d’appeler fléau dans la société tchadienne. Pour la miss Tchad, les causes du mariage des enfants   se résument  dans la pauvreté, les pesanteurs socioculturelles, la religion et le manque d’accès à l’éducation. A cet effet, elle souligne que, durant son mandat, elle s’attèlera  à encourager les parents, à envoyer massivement leurs filles à l’école, et les soutenir à pousser aussi loin dans les études. Ce qui permettra de limiter, un tant soit peu, le phénomène.

Pour l’ambassadrice de la beauté Tchadienne, le mariage des enfants a des conséquences très préjudiciables sur les filles et la société en général, car, c’est une question de santé publique. Parmi les conséquences de ce mariage, Leloum Sylvianne cite la fistule obstétricale, le traumatisme psychologique, la mortalité maternelle et néonatale et la contamination au VIH Sida.

Pour mettre fin à cette tragédie, la miss Tchad plaide la vulgarisation de la loi 029/PR/15 du 21 juillet 2015 portant interdiction du mariage d’enfants au Tchad et bien d’autres instruments juridiques de la protection de l’enfant. Elle entend aussi sensibiliser les leaders religieux pour la promotion des normes  sociales positives.

La miss envisage faire  des plaidoyers dans les zones où le mariage des enfants est de plus en plus récurrent  à savoir le Mandoul, le Ouaddaï et la Tandjilé. Pendant ses activités elle accordera une attention particulière aux filles atteintes de fistules. La représentante du Logone occidental s’engage à livrer une lutte sans merci pour restaurer la dignité de la jeune fille pour que le mariage soit consenti.

Oscar Djinan

L’hypocrisie décriée aux obsèques de Keïro{jcomments on}

Si tous les collègues, parents et amis de feu Hassan Keïro Le Kaïnkoula ont choisi de raconter des belles paroles à ses obsèques, la présidente du syndicat des agents de la radio et télévision nationale, Mme Rémadji Adèle a, elle, préféré critiquer acerbement le comportement de ses responsables.

Par Djasrabé Ndingamndôh

Les artistes et les communicateurs ont décrié ce laxisme qui se pose lorsqu’il s’agit d’assister un confrère en situation difficile, ou qui traverse une crise sanitaire. L’on attend que la personne meurt, avant de mobiliser les fonds pour ses obsèques. Et pourtant, si cette assistance était faite pendant qu’il souffrait de sa maladie, ça pourrait peut-être aider à lui sauver la vie.  Que ça soit dans les services publics ou privés, seuls tes services sont appréciés,  mais l’aspect sanitaire  ou ta survie ne préoccupe aucunement personne. « Agent consciencieux, dévoués, laisse derrière lui un vide difficile à combler ». Mais ce vide,  à voir clairement est crée facilement par la passivité de venir en aide à ses agents.  Pendant que l’on cherche à dénicher d’autres artistes de rares talents, l’ONRTV ne fait pas l’exception. Ainsi, Zoutané Daba Martin, Directeur de la radio Tchad,  lui rendait hommage à Hassan Keïro tout en lui jetant de fleurs alors que  la présidente du syndicat national des professionnels de l’office des radios et télévisions (SYNAPORT) Remadji Adèle a pourtant indiqué pour sa part que l’office et le ministère agissent toujours en médecin après la mort.

« Keïro n’a jamais cessé de communiquer, il est un agent de l’ONRTV mais quand il était tombé malade, c’est une quête qu’on a faite pour l’évacuer pour ses soins en France. Aujourd’hui quand je parle de l’office, je parle aussi du ministère de la communication tant bien que du ministère de la culture que d’autres ministères. Ces institutions réagissent toujours tard. Quand Keïro est tombé malade on pouvait réagir tôt. Lui, n’a pas besoin de l’oraison funèbre de l’ONRTV. Même s’ils le font, c’est par formalisme. Cette année 2016, combien des journalistes, techniciens  et preneurs de son, sont morts ? » A t-elle critiqué. Par ces mots, Rémadji a dit haut, ce qui se murmure depuis très longtemps au sein de cette boite. Combien d’agents encore la radio Tchad continuera à perdre par ce comportement de l’administration ? Pour les journalistes de l’ONRTV, c’est par inaction que nombre d’agents valeureux, ont passé la vie à trépas.  

 

Keïro a bravé les difficultés pour représenter le pays  au delà des frontières. Mais, l’assister pendant qu’il était malade, n’était pas la préoccupation de ses chefs au service. Bien qu’ayant la jambe amputée, il n’a pas cessé de semer la joie dans le cœur des auditeurs de la radio, en particulier les fans de l’émission culturelle Tribune des artistes ou « Loo kinganan lé kossojé » présenté en Sara. Mais, combien l’avait assisté pendant qu’il gémissait. Voilà comment l’hypocrisie fait autant du mal à notre société, et nous fait perdre des personnes, que nous avons encore besoin.  

Soutien de Yesko à Déby{jcomments on}

‘‘Oubliez l’histoire de sa fille’’

On le voyait venir. Le candidat Yesko pouvait rallier le Mps depuis. Peut-être avant même que le Conseil constitutionnel ne valide sa candidature.  Mais, le viol de sa fille par les fils des dignitaires de ce régime a retardé la montre. Finalement, Yesko a lâché le chrono la veille de la fin de la campagne électorale en se retirant de la course présidentielle.

On pourrait comprendre aisément à travers l’acte de Mahamat Yesko, que sous les neems de N’Djaména, toute initiative ne vise que le ventre. Rien que cela. La plupart des hommes politiques au Tchad, manquant de visions pour le peuple, n’ont d’idées que pour leurs panses. Et Mahamat Yesko n’est pas passé outre pour dire aux Tchadiens et à la communauté internationale, qui se sont indignés du viol de sa fille par les fils des dignitaires du régime que sa fille n’a aucune valeur pour lui. Tout ce qui compte pour cet ex combattant des FAN (Forces armées du nord), ce sont les miettes des marchés qu’il peut engranger auprès de Déby en sa qualité d’opérateur économique. Ou encore, un poste dans le gouvernement qui pourra lui permettre d’épouser d’autres femmes, qui à leur tour, pourront lui donner d’autres belles filles, potentielles victimes de viol.

Peu importe. Puisque lui-même lors d’une émission pendant la période de campagne électorale à Etv, avait déclaré qu’il n’accorde pas d’importance à la femme. Comment voulez-vous que quelqu’un de sa trempe, puisse considérer l’intimité de sa fille ? Pour Yesko, la femme est faite pour la cuisine et la procréation. Rien que cela. En ce qui concerne sa fille, avant que l’affaire ne soit portée au grand jour, Yesko aurait reçu des billets verts des parents des violeurs pour que l’affaire soit étouffée, apprend-on de son entourage. Mais, si l’histoire est apparue au grand jour, c’est grâce à son frère Brahim Yesko, père adoptif de Zouhoura qui vit en France. Qu’à cela ne tienne, Yesko, aurait dû se taire. Juste pour l’amour de sa fille. Et celle de nombreux Tchadiens qui se sont indignés de l’acte commis par les fils des dignitaires du régime. Mais, l’homme a preféré son ventre, et les 10 millions qu’il a mis en jeu pour cette présidentielle, surtout qu’il sait pertinemment qu’il ne pourrait recueillir même pas 1% des voix des Tchadiens. Le ventre quand tu nous tiens!

 

MIC

Dans le Mandoul{jcomments on}

Voici les fausses notes de Ngarmbatnan Sou IV

 

Alors que la question de fraudes est décriée par bien d’acteurs intervenant dans le processus électoral dans notre pays, c’est au jour même du vote du 10 avril dernier que certains sbires du candidat de l’Alliance achètent les cartes d’électeurs avec les détenteurs. 

La question de l’achat des cartes d’électeurs par certains acteurs de mauvaise foi, on en avait évoquée dans notre livraison n°04 du mardi 5 avril 2016. Rien n’est entré dans les oreilles de ces gens qui refutent toute accusation de fraude dont ils se seraient illustrés. En effet, d’après nos sources provinciales, certaines personnalités proches du Mouvement patriotique du salut se sont lancées dans ce sport qui ne les honore en rien. C’est le cas de Ngarmbatnan Carmelle Sou IV, ministre de l’Action sociale qui, à la veille des élections, a installé son état-major pour le besoin de la cause, dans son département, précisément à Bedjondo localité où le candidat Joseph Djimrangar Dadnadji règne en maître. Cette autorité préférant jouer à l’invisible a mis à la manœuvre Myengar samadingar, ex sous-préfet de Bebo Pen. Ce mercenaire aurait ciblé exclusivement les femmes et achètent chaque carte d’électeur à quinze mille francs (15000Fcfa), informent les sources locales. Le fait n’est pas resté dans le secret de Dieu. Et, c’est le 10 avril alors qu’il sillonnait les bureaux de vote de cette localité pour mener son forfait, que les militants de l’opposition l’ont démasqué. Courroucés par cet acte, ils allaient le passer à tabac, nous informe-t-on. Sous pression, l’homme ne tarde pas à avouer les faits et à préciser les noms de ceux qui l’ont engagé. Tellement la situation allait prendre une tournure inquiétante, il a fallu l’intervention des forces de l’ordre pour calmer les esprits. Dans de telles situations électorales toutes les manœuvres sont bonnes pour atteindre ses objectifs. Pourtant, les caciques du Mouvement patriotique du salut et leurs alliés se disaient être sûrs de gagner haut les mains ce scrutin. Alors, à quoi bon de jouer au truquage ? A Ngarmbatnan Sou IV Carmelle de répondre. Par Djasrabé Ndingamndôh ...............

 

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Editorial

Nous sommes visionnaires

« Celui  qui navigue  au  gré  du  vent  a  le  destin  d’une  feuille  morte »,  dit-on.  Ce  postulat est  plus  un  nouméa  qu’une  simple  vue  de  l’esprit  dans  un  monde très  compétitif  et  très  évolutif. C’est  un  secret  de  la  Palice  que  de  faire  remarquer  que  la  marche  du  monde  laisse  actuellement  peu  de  places  à  ceux  qui sont  incapables  de  prospection. C’est  pourtant ce  qu’on  reproche  légitimement  aux  leaders  politiques  africains  qui, depuis  l’aube  des  indépendances  ont  entrainé  leurs  peuples  dans  des  dédales  qui  ne  mènent  guère  à  des  destinations  sûres. Il parait  même  absurde  de  parler  de  gouvernance  pour  certains  leaders  tant,  la  gestion  de  la  chose  publique  économique  politique  et  sociale  est  très  hasardeuse.

Gouverner  c’est  prévoir. Au  plan  économique  pour  commencer. Les  dirigeants  africains  dans  leur  écrasante  majorité,  miroitent  la  générosité  des  institutions  de  Breton  Wood pour  prétendre  à  des  modèles  de développement  économiques  manifestement  inadaptés  aux  réalités  et  aux  défis  présents  et  futurs. Alors  que  depuis  l’aube  des  années  90,  les  signaux  des  changements  climatiques  étaient  bien  tangibles  et  commandaient  par  conséquent  des  modèles  de  développement  économique.  Aveuglés  et  écumant  dans  la  léthargie d’anticipation, les  dirigeants  africains, se  sont  honteusement  rués  sur  le  programme  d’ajustement  structurel (PAS)   qui  n’était  que  la  sève  nourricière  de  l’économie  capitalistique  sauvage.  Ce  modèle  s’est  révélé  très  vite  dépassé  et  a  été  combattu par  le  peuple  africain  enclin  à  la  paupérisation. Pour  obvier, les  institutions  de  Breton Wood  importèrent  la  stratégie  de  lutte  contre  la  pauvreté,  juste  pour  soulager  psychologiquement  les  traines  savates  et  faire  boire  aux  délices  de  la  démagogie  servie  par  les  caciques  et  certains  empereurs  baroques. Pendant  ce  temps, la  rareté  des  pluies  s’intensifie, l’ingratitude  de  la  terre  déverse  des  millions  de  paysans  dans  les  villes  ou  hors  des  frontières :  bonjour  l’exode  rurale  et  l’immigration  massives. Et  on  est  surpris  du  développement  anarchique  des  soi  disant  grandes  villes en  manque  de  schéma  directeur  qui  prenne  en  compte  des  projections  sur  plusieurs  décennie. On  ne  finira  point  d’égrener  notre  chapelet  des  problèmes  dus au  manque  de  vision  économique. Il  faudra  toute  une  encyclopédie.

 Sur  le  plan  social, la  non  maîtrise de la  projection  démographique entraine  la  mauvaise  répartition  des  dividendes  de  la  croissance  et rend  fébrile  les  actions  orientées  vers  les  services  sociaux  de  base  et  l’épanouissement  de  la  cellule  familiale  qui  est  la  base  de  la  société. Sur  le  plan  politique,  les  institutions  sont  toujours  importées  de  sortes  qu’elles  se  trouvent  le  plus  souvent  inadaptées  ou  sont  très  vite sources  de  véritables  problèmes  de  gouvernance.  Les  maux  supra  diagnostiqués  n’ont  qu’une  seule  cause :  le  virus  du  manque  de  vision.  Mais  qui  dénoncera  cet  état  de  fait ? Qui fera  grand  écho  au  problème ? Pas  Sarkozy, même  si  sur  un  point  il  avait  raison, reconnaissons-le. En effet, lors  de  son  discours  à  Dakar, le  président  français  a  laissé  entendre,  entre  autres, que  nos  paysans  en  plusieurs  siècles  de  civilisation  continuaient  d’utiliser  la  daba.  Entre  nous, cette  réalité  ne  crève-t-elle  pas  les  yeux ? Pire, les  paysans  sont  encore  contraints  de  croiser  les  bras et  se  soumettre  aux  dures caprices  de  la  pluviométrie  qui  d’année  en  année  réduit  son  séjour. Etait-on  condamné  à  ne  pas  pouvoir  anticiper ? Bref,   qui se  dressera  sur  la  sentinelle  pour  appeler  à  une  prise  de  conscience  de  la  nécessité  d’avoir  de  la  vision  en  ce  millénaire  où  les  pratiques  médiévales  fondées  sur  la  providence  n’ont  plus  de  succès ?

C’est  pour  dresser  cette  tribune  légitime  d’interpellation  et  de  critiques, que  tu   découvres  dans  ton  kiosque  à  journaux, ce  matin,  Le  Visionnaire. Un journal qui informe et  formule  des    critiques. « Il  convient  souvent  d’allumer  la  tension  dans l’esprit  des  gens  pour  les  faire  accéder  à  un  certain  niveau  de  prise  de  conscience », soutenait  Socrate. Maintenant, dans  l’ambiance  tonitruantes  de  la  belle  ville  de  N’Djamena  en  proie  à  des  embouteillages, Le Visionnaire  fait  le  silence, s’arrête  au  milieu  des  courses  sous  les  « hélerements » errements  et  se   demande  où  allons  nous ? C’est  Le  visionnaire  qui  t’offre  la  boussole  pour  tes  repères. En jouant ce rôle combien noble, Le Visionnaire ne saurait se classer ni à gauche, ni à droite. Autrement dit, il n’est pas un journal de l’opposition ou de la mouvance au pouvoir. Mais un journal des gens comme vous et moi, un tabloïd qui recherche la vérité et se met au service du peuple pour contribuer, à sa manière,  à l’enracinement de la démocratie instaurée  dans notre pays depuis 26 ans. Pour nous, un journalisme sans vision, reste une épine au pied de la démocratie.

 

Ensemble  avec  notre  baluchon  pleine  de  repères,  visons  et  envisageons   l’horizon  avec  plus  de  vision,  conformément  au  premier  commandement  du  millénaire. 

Editorial

Nous sommes visionnaires

« Celui  qui navigue  au  gré  du  vent  a  le  destin  d’une  feuille  morte »,  dit-on.  Ce  postulat est  plus  un  nouméa  qu’une  simple  vue  de  l’esprit  dans  un  monde très  compétitif  et  très  évolutif. C’est  un  secret  de  la  Palice  que  de  faire  remarquer  que  la  marche  du  monde  laisse  actuellement  peu  de  places  à  ceux  qui sont  incapables  de  prospection. C’est  pourtant ce  qu’on  reproche  légitimement  aux  leaders  politiques  africains  qui, depuis  l’aube  des  indépendances  ont  entrainé  leurs  peuples  dans  des  dédales  qui  ne  mènent  guère  à  des  destinations  sûres. Il parait  même  absurde  de  parler  de  gouvernance  pour  certains  leaders  tant,  la  gestion  de  la  chose  publique  économique  politique  et  sociale  est  très  hasardeuse.

Gouverner  c’est  prévoir. Au  plan  économique  pour  commencer. Les  dirigeants  africains  dans  leur  écrasante  majorité,  miroitent  la  générosité  des  institutions  de  Breton  Wood pour  prétendre  à  des  modèles  de développement  économiques  manifestement  inadaptés  aux  réalités  et  aux  défis  présents  et  futurs. Alors  que  depuis  l’aube  des  années  90,  les  signaux  des  changements  climatiques  étaient  bien  tangibles  et  commandaient  par  conséquent  des  modèles  de  développement  économique.  Aveuglés  et  écumant  dans  la  léthargie d’anticipation, les  dirigeants  africains, se  sont  honteusement  rués  sur  le  programme  d’ajustement  structurel (PAS)   qui  n’était  que  la  sève  nourricière  de  l’économie  capitalistique  sauvage.  Ce  modèle  s’est  révélé  très  vite  dépassé  et  a  été  combattu par  le  peuple  africain  enclin  à  la  paupérisation. Pour  obvier, les  institutions  de  Breton Wood  importèrent  la  stratégie  de  lutte  contre  la  pauvreté,  juste  pour  soulager  psychologiquement  les  traines  savates  et  faire  boire  aux  délices  de  la  démagogie  servie  par  les  caciques  et  certains  empereurs  baroques. Pendant  ce  temps, la  rareté  des  pluies  s’intensifie, l’ingratitude  de  la  terre  déverse  des  millions  de  paysans  dans  les  villes  ou  hors  des  frontières :  bonjour  l’exode  rurale  et  l’immigration  massives. Et  on  est  surpris  du  développement  anarchique  des  soi  disant  grandes  villes en  manque  de  schéma  directeur  qui  prenne  en  compte  des  projections  sur  plusieurs  décennie. On  ne  finira  point  d’égrener  notre  chapelet  des  problèmes  dus au  manque  de  vision  économique. Il  faudra  toute  une  encyclopédie.

 Sur  le  plan  social, la  non  maîtrise de la  projection  démographique entraine  la  mauvaise  répartition  des  dividendes  de  la  croissance  et rend  fébrile  les  actions  orientées  vers  les  services  sociaux  de  base  et  l’épanouissement  de  la  cellule  familiale  qui  est  la  base  de  la  société. Sur  le  plan  politique,  les  institutions  sont  toujours  importées  de  sortes  qu’elles  se  trouvent  le  plus  souvent  inadaptées  ou  sont  très  vite sources  de  véritables  problèmes  de  gouvernance.  Les  maux  supra  diagnostiqués  n’ont  qu’une  seule  cause :  le  virus  du  manque  de  vision.  Mais  qui  dénoncera  cet  état  de  fait ? Qui fera  grand  écho  au  problème ? Pas  Sarkozy, même  si  sur  un  point  il  avait  raison, reconnaissons-le. En effet, lors  de  son  discours  à  Dakar, le  président  français  a  laissé  entendre,  entre  autres, que  nos  paysans  en  plusieurs  siècles  de  civilisation  continuaient  d’utiliser  la  daba.  Entre  nous, cette  réalité  ne  crève-t-elle  pas  les  yeux ? Pire, les  paysans  sont  encore  contraints  de  croiser  les  bras et  se  soumettre  aux  dures caprices  de  la  pluviométrie  qui  d’année  en  année  réduit  son  séjour. Etait-on  condamné  à  ne  pas  pouvoir  anticiper ? Bref,   qui se  dressera  sur  la  sentinelle  pour  appeler  à  une  prise  de  conscience  de  la  nécessité  d’avoir  de  la  vision  en  ce  millénaire  où  les  pratiques  médiévales  fondées  sur  la  providence  n’ont  plus  de  succès ?

C’est  pour  dresser  cette  tribune  légitime  d’interpellation  et  de  critiques, que  tu   découvres  dans  ton  kiosque  à  journaux, ce  matin,  Le  Visionnaire. Un journal qui informe et  formule  des    critiques. « Il  convient  souvent  d’allumer  la  tension  dans l’esprit  des  gens  pour  les  faire  accéder  à  un  certain  niveau  de  prise  de  conscience », soutenait  Socrate. Maintenant, dans  l’ambiance  tonitruantes  de  la  belle  ville  de  N’Djamena  en  proie  à  des  embouteillages, Le Visionnaire  fait  le  silence, s’arrête  au  milieu  des  courses  sous  les  « hélerements » errements  et  se   demande  où  allons  nous ? C’est  Le  visionnaire  qui  t’offre  la  boussole  pour  tes  repères. En jouant ce rôle combien noble, Le Visionnaire ne saurait se classer ni à gauche, ni à droite. Autrement dit, il n’est pas un journal de l’opposition ou de la mouvance au pouvoir. Mais un journal des gens comme vous et moi, un tabloïd qui recherche la vérité et se met au service du peuple pour contribuer, à sa manière,  à l’enracinement de la démocratie instaurée  dans notre pays depuis 26 ans. Pour nous, un journalisme sans vision, reste une épine au pied de la démocratie.

 

Ensemble  avec  notre  baluchon  pleine  de  repères,  visons  et  envisageons   l’horizon  avec  plus  de  vision,  conformément  au  premier  commandement  du  millénaire. 

Nous sommes visionnaires

« Celui  qui navigue  au  gré  du  vent  a  le  destin  d’une  feuille  morte »,  dit-on.  Ce  postulat est  plus  un  nouméa  qu’une  simple  vue  de  l’esprit  dans  un  monde très  compétitif  et  très  évolutif. C’est  un  secret  de  la  Palice  que  de  faire  remarquer  que  la  marche  du  monde  laisse  actuellement  peu  de  places  à  ceux  qui sont  incapables  de  prospection. C’est  pourtant ce  qu’on  reproche  légitimement  aux  leaders  politiques  africains  qui, depuis  l’aube  des  indépendances  ont  entrainé  leurs  peuples  dans  des  dédales  qui  ne  mènent  guère  à  des  destinations  sûres. Il parait  même  absurde  de  parler  de  gouvernance  pour  certains  leaders  tant,  la  gestion  de  la  chose  publique  économique  politique  et  sociale  est  très  hasardeuse.

Gouverner  c’est  prévoir. Au  plan  économique  pour  commencer. Les  dirigeants  africains  dans  leur  écrasante  majorité,  miroitent  la  générosité  des  institutions  de  Breton  Wood pour  prétendre  à  des  modèles  de développement  économiques  manifestement  inadaptés  aux  réalités  et  aux  défis  présents  et  futurs. Alors  que  depuis  l’aube  des  années  90,  les  signaux  des  changements  climatiques  étaient  bien  tangibles  et  commandaient  par  conséquent  des  modèles  de  développement  économique.  Aveuglés  et  écumant  dans  la  léthargie d’anticipation, les  dirigeants  africains, se  sont  honteusement  rués  sur  le  programme  d’ajustement  structurel (PAS)   qui  n’était  que  la  sève  nourricière  de  l’économie  capitalistique  sauvage.  Ce  modèle  s’est  révélé  très  vite  dépassé  et  a  été  combattu par  le  peuple  africain  enclin  à  la  paupérisation. Pour  obvier, les  institutions  de  Breton Wood  importèrent  la  stratégie  de  lutte  contre  la  pauvreté,  juste  pour  soulager  psychologiquement  les  traines  savates  et  faire  boire  aux  délices  de  la  démagogie  servie  par  les  caciques  et  certains  empereurs  baroques. Pendant  ce  temps, la  rareté  des  pluies  s’intensifie, l’ingratitude  de  la  terre  déverse  des  millions  de  paysans  dans  les  villes  ou  hors  des  frontières :  bonjour  l’exode  rurale  et  l’immigration  massives. Et  on  est  surpris  du  développement  anarchique  des  soi  disant  grandes  villes en  manque  de  schéma  directeur  qui  prenne  en  compte  des  projections  sur  plusieurs  décennie. On  ne  finira  point  d’égrener  notre  chapelet  des  problèmes  dus au  manque  de  vision  économique. Il  faudra  toute  une  encyclopédie.

 Sur  le  plan  social, la  non  maîtrise de la  projection  démographique entraine  la  mauvaise  répartition  des  dividendes  de  la  croissance  et rend  fébrile  les  actions  orientées  vers  les  services  sociaux  de  base  et  l’épanouissement  de  la  cellule  familiale  qui  est  la  base  de  la  société. Sur  le  plan  politique,  les  institutions  sont  toujours  importées  de  sortes  qu’elles  se  trouvent  le  plus  souvent  inadaptées  ou  sont  très  vite sources  de  véritables  problèmes  de  gouvernance.  Les  maux  supra  diagnostiqués  n’ont  qu’une  seule  cause :  le  virus  du  manque  de  vision.  Mais  qui  dénoncera  cet  état  de  fait ? Qui fera  grand  écho  au  problème ? Pas  Sarkozy, même  si  sur  un  point  il  avait  raison, reconnaissons-le. En effet, lors  de  son  discours  à  Dakar, le  président  français  a  laissé  entendre,  entre  autres, que  nos  paysans  en  plusieurs  siècles  de  civilisation  continuaient  d’utiliser  la  daba.  Entre  nous, cette  réalité  ne  crève-t-elle  pas  les  yeux ? Pire, les  paysans  sont  encore  contraints  de  croiser  les  bras et  se  soumettre  aux  dures caprices  de  la  pluviométrie  qui  d’année  en  année  réduit  son  séjour. Etait-on  condamné  à  ne  pas  pouvoir  anticiper ? Bref,   qui se  dressera  sur  la  sentinelle  pour  appeler  à  une  prise  de  conscience  de  la  nécessité  d’avoir  de  la  vision  en  ce  millénaire  où  les  pratiques  médiévales  fondées  sur  la  providence  n’ont  plus  de  succès ?

C’est  pour  dresser  cette  tribune  légitime  d’interpellation  et  de  critiques, que  tu   découvres  dans  ton  kiosque  à  journaux, ce  matin,  Le  Visionnaire. Un journal qui informe et  formule  des    critiques. « Il  convient  souvent  d’allumer  la  tension  dans l’esprit  des  gens  pour  les  faire  accéder  à  un  certain  niveau  de  prise  de  conscience », soutenait  Socrate. Maintenant, dans  l’ambiance  tonitruantes  de  la  belle  ville  de  N’Djamena  en  proie  à  des  embouteillages, Le Visionnaire  fait  le  silence, s’arrête  au  milieu  des  courses  sous  les  « hélerements » errements  et  se   demande  où  allons  nous ? C’est  Le  visionnaire  qui  t’offre  la  boussole  pour  tes  repères. En jouant ce rôle combien noble, Le Visionnaire ne saurait se classer ni à gauche, ni à droite. Autrement dit, il n’est pas un journal de l’opposition ou de la mouvance au pouvoir. Mais un journal des gens comme vous et moi, un tabloïd qui recherche la vérité et se met au service du peuple pour contribuer, à sa manière,  à l’enracinement de la démocratie instaurée  dans notre pays depuis 26 ans. Pour nous, un journalisme sans vision, reste une épine au pied de la démocratie.

 

Ensemble  avec  notre  baluchon  pleine  de  repères,  visons  et  envisageons   l’horizon  avec  plus  de  vision,  conformément  au  premier  commandement  du  millénaire.

La Redaction